Aujourd'hui,
LE BLOG DE BARKBIIGA

LE BLOG DE BARKBIIGA (5)

Galvanisées par les avancées victorieuses qu’elles ont enregistrées ces derniers jours dans leur offensive contre les positions de l’organisation Etat islamique (EI), les forces loyalistes libyennes rêvent désormais d’une libération totale de la ville stratégique de Syrte.

Un rêve rendu possible grâce aux appuis militaires conséquents des forces américaines, et donc à la volonté de Washington d’en découvre enfin avec l’occupation illégale et criminelle de la Lybie par l’organisation islamiste. Qu’à cela ne tienne.

Ce serait rendre justice à la Lybie et aux Libyens que de permettre à ce pays de retrouver la paix et la stabilité depuis l’assassinat de son incontesté maître à bord, feu colonel Mouammar Kadhafi. Car depuis lors, des voix s’élèvent en en Afrique et ailleurs dans le monde pour affirmer leur préférence pour la «dictature» qui régnait dans ce pays au chaos qui y a cours en ce moment.

Le spectacle de violences auquel on assiste chaque jour aussi à Syrte, à Benghazi et dans les autres villes est la preuve du mauvais casting de la communauté internationale qui a préféré «le désordre à la stabilité politique».

Ce qui arrive aujourd’hui en Lybie est une véritable erreur de casting. Et c’est bien cela qui a permis aux vautours des organisations terroristes Etat islamique et al-Qaïda de semer la désolation au pays de Kadhafi. Tôt ou tard, il va falloir faire la lumière sur ceux à qui profite ce désastre auquel d’innocents libyens continuent de payer le plus lourd tribut.

Considérée à tort ou à raison comme l’une des présidentielles les plus décisives du pays, le scrutin gabonais serait-il en passe de connaître un tournant décisif, notamment dans le déroulement de la campagne qui s’est ouverte le week-end dernier? En effet, l’opposition politique qui s’y est jetée corps et âme, mais en rangs dispersés, vient de
marquer un grand coup en réussissant le ralliement de «deux poids lourds» à la candidature de l’ancien ministre et ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping.

Théoriquement, le regroupement de l’ancien président de l’Assemblée, Guy Nzouba Ndama, et de l’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba autour de Jean Ping, apparaît comme un équilibre retrouvé des principales personnalités politiques en lice pour le fauteuil présidentiel. Quand on sait qu’il s’agit d’un scrutin à un seul tour, un tel ralliement peut donner du grain à moudre au camp du président sortant, Ali Bongo Ondimba, jusque-là considéré comme le grand favori de l’élection.

Mais au Gabon, entre la théorie et la pratique, il y a une réalité politique en la matière qui n’est sanctionnée que par le verdict des urnes. Il faut donc éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme l’enseigne le sage adage. En effet, il ne suffit pas seulement de fomenter une union, aussi sacrée soit-elle, de l’opposition pour s’offrir le palais présidentiel. Que vaut et que pèse réellement cette alliance, qui arrive bien tard dans un processus électoral déjà sur la dernière ligne droite, dans le cœur des Gabonais appelés aux urnes le 27 août prochain?

L’armée malienne vient, une fois encore, d’encaisser un coup dur dans l’offensive contre les groupes djihadistes armés qui écument la partie septentrionale du pays. Deux jours après avoir été portés disparus, les cinq soldats qui faisaient la faction dans la région de Tenenkou près de la ville de Mopti, sont en fait tombés dans une embuscade, probablement entre Dia et Diafarabé.

C’est dans ces localités où les militaires maliens ont croisé le fer avec les groupes rebelles que ces soldats ont perdu le contact avec leurs frères d’armes.  Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’ils ont été capturés et froidement exécutés en signe de représailles contre cette nouvelle offensive de l’armée malienne. Une nouvelle épreuve qui traduit la volonté farouche des groupes rebelles de ne pas rompre avec les méthodes barbares de règlement de compte et de respect des prisonniers de guerre.

C’est aussi et surtout la preuve que la guerre perdure dans le septentrion malien. Et que ce ne sont pas seulement les forces armées étrangères qui en paient le prix.

L’action ayant été revendiquée par la katiba Macina de Ansar Dine, il faut craindre que cette nouvelle addition macabre de la situation sécuritaire et militaire au Nord-Mali ne contribue à plonger à corser davantage la recherche de la paix. Déjà que tous les accords signés jusque-là ne produisent toujours pas les effets escomptés. Et que le bout du tunnel apparaît de plus en plus éloigné et incertain à atteindre, malgré tous les efforts de la communauté internationale.

Déjà mal parties à causes des tensions et des troubles qui ont émaillé la campagne et le déroulement, la présidentielle zambienne a accouché des résultats qui ont été immédiatement contestés par le perdant.

 

 Après plusieurs jours d’attente au cours desquels la Zambie retenait son souffle, voilà que la Commission électorale a fini par annoncer le président sortant vainqueur du scrutin. Et cela au premier tour avec une courte avance de 100 000 voix sur son rival.

Une décision qui n’a pas manqué de mettre le feu aux poudres dans une ambiance électorale déjà surchauffée entre les deux camps rivaux. En proclamant vainqueur Edgar Lungu, président sortant et porte-flambeau du Front patriotique, l’organe de gestion des élections était bien placé pour savoir que ces résultats ne seraient pas du goût des partisans de Hakainde Hichilema du Parti uni pour le développement national (Upnd) qui, depuis le début du processus n’ont cessé de multiplier des soupçons et des attaques. Ils n’ont pas hésité à parler de «manipulation de chiffres».

Info ou intox ? Ce qui est sûr, c’est que le plus dur semble commencer pour la Zambie. Si ce pays déjà miné par une crise économique sans précédent doit, à nouveau, faire face à une crise postélectorale, il faut craindre une remontée de la violence. Surtout qu’on avait déjà enregistré au moins trois morts au cours des tensions lors de la campagne électorale.

Alors que le nouveau pouvoir centrafricain s’échine à panser les plaies de la longue crise politico-militaire qui a plombé le pays, voici qu’une épidémie de choléra vient de se déclencher au nord-est de la capitale, Bangui.

 

 Le premier bilan officiel faisant état de dix morts, on imagine aisément que la réalité peut se révéler plus importante que cela. Surtout que la référence aux centres de santé n’est pas toujours la chose la mieux partagée dans ces contrées et d’autres où la maladie est d’abord considérée comme une malédiction, une «perturbation de la nature par des forces surnaturelles».

Même pour cette affection dite «maladie des mains sales», il va falloir que le gouvernement engage une véritable course contre la montre pour apporter l’information salutaire aux populations. Les principales structures sanitaires ayant été affectée par la crise de ces dernières années, il n’est pas évident que le ministère de la santé dispose encore de relais efficaces et fiables pour mener la nécessaire sensibilité afin d’endiguer au mieux l’épidémie. En 2011, le même choléra avait fait une vingtaine de morts.

On pouvait espérer que les autorités centrafricaines au tiré leçon de cette première épreuve. Mais hélas. Avec le difficile relèvement des structures publiques, il faut craindre que les dégâts ne soient plus importants qu’il y a cinq ans. Pour le président Faustin-Ange Touadera, il s’agit d’un vrai test que son gouvernement doit absolument réussir en prouvant que la Centrafrique n’est pas seulement de retour sur le plan politique, mais qu’elle aussi capable de se prendre, un tant soit peu, en charge sur le plan sanitaire.

Sondage

Rien n'a été trouvé!

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé