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24 août 2016 à 10:47

Gabon: une union sacrée bien tardive Spécial

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Considérée à tort ou à raison comme l’une des présidentielles les plus décisives du pays, le scrutin gabonais serait-il en passe de connaître un tournant décisif, notamment dans le déroulement de la campagne qui s’est ouverte le week-end dernier? En effet, l’opposition politique qui s’y est jetée corps et âme, mais en rangs dispersés, vient de
marquer un grand coup en réussissant le ralliement de «deux poids lourds» à la candidature de l’ancien ministre et ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping.

Théoriquement, le regroupement de l’ancien président de l’Assemblée, Guy Nzouba Ndama, et de l’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba autour de Jean Ping, apparaît comme un équilibre retrouvé des principales personnalités politiques en lice pour le fauteuil présidentiel. Quand on sait qu’il s’agit d’un scrutin à un seul tour, un tel ralliement peut donner du grain à moudre au camp du président sortant, Ali Bongo Ondimba, jusque-là considéré comme le grand favori de l’élection.

Mais au Gabon, entre la théorie et la pratique, il y a une réalité politique en la matière qui n’est sanctionnée que par le verdict des urnes. Il faut donc éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme l’enseigne le sage adage. En effet, il ne suffit pas seulement de fomenter une union, aussi sacrée soit-elle, de l’opposition pour s’offrir le palais présidentiel. Que vaut et que pèse réellement cette alliance, qui arrive bien tard dans un processus électoral déjà sur la dernière ligne droite, dans le cœur des Gabonais appelés aux urnes le 27 août prochain?

Lu 13984 fois Dernière modification le 24 août 2016 à 10:47

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