Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Une dizaine de personnes a trouvé la mort dans leur cellule dans la nuit du 11 au 12 mai alors qu’elles étaient en détention à la gendarmerie de Tanwalbougou, dans la région de l’Est du Burkina Faso. Le procureur annonce l’ouverture d’une enquête.

«Vingt-cinq personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou, pour suspicion de faits de terrorisme. Malheureusement douze d’entre elles ont trouvé la mort au cours de la même nuit dans les cellules où elles étaient détenues», a déclaré, dans un communiqué, le procureur Judicaël Kadéba.

Suite à ce drame, «une enquête a été ouverte et des officiers de police judiciaire de la brigade de recherche de la gendarmerie de Fada N’Gourma se sont déplacés sur les lieux pour les constatations d’usage en la matière, en compagnie d’agents de santé», ajoute-t-il.

Ces détenus devaient être transférés dans la ville de Fada N’Gourma pour audition. 

Pour sa part, le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) «émet des réserves sur la communication suspecte annonçant le décès de ces 12 personnes victimes sans préciser le sort des autres personnes arrêtées. Le CISC exige une communication plus transparente, plus véridique, plus scientifique et technique sur les circonstances de décès de ces victimes.»

Il y a un an, une affaire presque similaire avait secoué la police. En juillet 2019 en effet, onze personnes, soupçonnées de trafic de stupéfiants, avaient été retrouvées mortes dans une même cellule de l’unité anti-drogue à Ouagadougou, provoquant le limogeage des responsables de l’unité et l’ouverture d’une enquête.

Et le 2 mai, un enseignant peul, Issouf Diallo, est décédé dans les locaux de la gendarmerie de Bendogo, à Ouagadougou alors qu’il y était détenu car soupçonné de complicité avec des groupes terroristes.