Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

La mort début mai 2020 de l’enseignant Issouf Diallo en détention dans une brigade de gendarmerie de Ouagadougou provoque un branle-bas de combat au niveau du Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), qui réclame que la lumière soit faite sur ce drame. 

«Enseignant dans un établissement scolaire de Ouagadougou, Issouf Diallo, 27 ans, décide de repartir dans son village natal, Apsua dans le Plateau central, après la fermeture des écoles pour cause de la pandémie à Coronavirus, Civid-19. Pendant qu’il y est, trois gendarmes accompagnés d’un civil y débarquent le jeudi 23 avril 2020, peu après 17h», relate le CISC. 

D’après l’organisation, les gendarmes sont repartis avec l’enseignant menotté, après une fouille infructueuse de sa maisonnette. 

Le 24 avril, le père de l’enseignant se serait rendu à la gendarmerie d’Apsua pour voir son fils et comprendre ce qui lui est reproché. Un des responsables de la gendarmerie lui aurait dit que Issouf Diallo a été transféré ailleurs mais qu’il faudrait qu’il revienne plus tard pour savoir où il est gardé.

Le lundi 27 avril, le père de Issouf est de nouveau à la gendarmerie d’Apsua et c’est là qu’on lui dit que son fils est désormais à Ouagadougou, à la gendarmerie de Bendogo.

«Le mardi 28 Avril, il s’y rend, mais il ne verra pas son fils. On lui fait comprendre simplement qu’il est gardé pour des enquêtes et on lui demande de revenir le lundi 4 mai 2020. Mais, ce samedi 2 mai, il reçoit un appel de la gendarmerie de Bendogo lui annonçant la mort de son fils», selon le CISC. 

Les gendarmes lui auraient demandé de venir enlever le corps.

«S’agit-il d’une bavure ? D’un assassinat planifié ? Comment est-il mort ? Qui l’a tué ? Pourquoi ? Est-il victime d’une dénonciation arbitraire ?, s’interroge le collectif, qui ajoute que la famille veut tirer l’affaire au clair avant tout enlèvement du corps».

Le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés est né à la suite du massacre, début janvier 2019, de plusieurs dizaines d’habitants de Yirgou, des civils peulhs dans leur grande majorité.  Le drame avait fait une cinquantaine de morts, selon le gouvernent, plus de 200, selon le CISC. 

Le collectif a cependant une vocation nationale et est composé de plusieurs structures associatives. Il poursuit principalement trois objectifs: la recherche de la vérité et de la justice sur les évènements de Yirgou; la prise en charge des victimes; la prévention d'actes infractionnels découlant de la stigmatisation des communautés.