Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

La justice française dira le 13 juin 2018 si elle accepte la demande d'extradition formulée par le Burkina Faso à l'encontre de François Compaoré, frère cadet  de l'ancien président Blaise Compaoré.

A l'audience, ses avocats ont dénoncé des failles dans cette demande d'extradition et demandé qu'elle soit écartée. Me Pierre-Olivier Sur a ainsi balayé l'existence de documents qui, selon la justice burkinabè, incrimineraient son client, mais n'ont à ce jour pas été transmis à la justice française.

"Si vous n'avez pas ces documents, au bout de dix mois, c'est que ces documents n'existent pas", a-t-il martelé.

L'avocat a également plaidé le risque de voir la peine de mort s'appliquer à son client, en dépit des assurances fournies par le Burkina Faso pour que cette sanction ne soit pas requise contre M. Compaoré et, le cas échéant, pas exécutée si elle devait être prononcée par la justice burkinabè.

Egalement au cœur des débats, un arrêt de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples de 2014, condamnant le Burkina Faso pour avoir manqué de diligence dans son enquête sur l'assassinat de Norbert Zongo et de trois de ses compagnons dans leur véhicule à Sapouy (sud du Burkina).

L'avocate représentant le Burkina Faso, Me Anta Guissé, a soutenu que c'est notamment en raison de cet arrêt que le dossier avait été rouvert par la justice burkinabè. "Ce qui vous est demandé, c'est que la justice burkinabè puisse faire son travail", a-t-elle ajouté à l'audience, relevant que François Compaoré s'était "soustrait" à cette justice en quittant le pays.

A l'inverse, Me Mathias Chichportich, qui défendait lui aussi François Compaoré, a fait valoir que, selon cet arrêt, M. Compaoré avait bien été entendu par la justice de son pays en tant que témoin et qu'il ne pouvait pas être reproché à l'Etat burkinabè, alors dirigé par son frère, d'avoir fait obstruction à la justice à cet égard.

L'avocate générale avait pour sa part demandé un complément d'informations, relevant notamment un manque de pièces dans le dossier pour pouvoir statuer.

Inculpé d'incitation à assassinat dans l'affaire du journaliste Norbert Zongo tué le 13 décembre 1998, alors qu'il enquêtait sur la mort de son chauffeur, François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré, a été arrêté le 29 octobre 2017 à Paris suite au mandat d’arrêt international lancé par la justice burkinabè, avant d’être placé sous contrôle judiciaire.

Source : AFP/TV5 Monde

 

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