Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Les Togolais résidant au Burkina Faso, réunis au sein du Collectif des togolais au Faso, soutiennent la lutte engagée depuis quelques mois par leurs compatriotes restés au pays. Ce soutien exprimé par Cisco kuassi Amegah et ses camarades s’inscrit dans le cadre de la situation sociopolitique dégradante qui prévaut dans leur pays d’origine. Ils l’ont fait savoir à l’occasion d’une rencontre avec les médias tenue ce mardi 14 novembre 2017 au Centre national de presse Norbert Zongo à Ouagadougou.

Cette conférence de presse était l’occasion pour les ressortissants togolais vivant au Burkina Faso de manifester leur indignation face à la crise sociopolitique qui sévit au Togo depuis environ 3 mois.  « C’est en tant que structure responsable aux valeurs de solidarité, de conscientisation et de veille citoyenne, que notre collectif condamne la patrimonialisation du pouvoir togolais et les exactions sur la population togolaise » a fait savoir M. Amegah, coordonnateur général du collectif. 

Selon lui, cette lutte entamée par le peuple togolais est un canal par lequel, il veut « ressembler un tant soit peu aux autres peuples libres de la sous-région ouest-africaine qui ont pour la plupart connu une alternance conforme aux règles du jeu démocratique ».  

C’est en tant que «personnes éprises de paix », que les membres de la communauté togolaise du Burkina Faso, à l’instar de celle au Ghana avaient voulu exprimer à travers diverses activités (marche meeting, conférence-débat) son courroux au regard de ce qui se passe au Togo. Cependant, il leur a été opposé un refus de la part des autorités municipales de Ouagadougou. C’est dans cette optique que le collectif par la voix de Cisco Kuassi Amegah, entend prendre à témoin l’opinion nationale burkinabè et celle internationale face à une telle situation. : « je voudrais exprimer haut et fort notre désaccord face à cette injustice que nous subissons. Ceci constitue une atteinte et une violation des droits élémentaires des peuples au sein de la Cédéao à manifester pacifiquement et à exercer leur droit de citoyenneté, leur solidarité à l’endroit de leurs frères et sœurs ressortissants du Togo, victimes d’une répression barbare et sanglante de la part des autorités togolaises ». Toutefois, le collectif des togolais au Faso, lance un appel aux autorités de leurs pays d’accueil, à leur octroyer l’autorisation de manifester de façon «responsable et citoyenne ». 

Se réclamant de la société civile, le collectif bénéficie dans sa lutte du soutien du Balai Citoyen et de celui de l’opposition politique togolaise, dont on notait la présence à ce rendez-vous du député togolais Aimé Gogue.