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ECONOMIE

Le jeudi 28 novembre 2019, une quarantaine de jeunes  femmes et hommes ont visité le Centre de formation agro- sylvo- pastoral Burkina Sompagnimdi des origines du  Larlé Naaba Tigré, situé dans le village de Tampelga dans la commune de Dapelgo à 50 km de Ouagadougou. Évoluant tous dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage, ces jeunes, issus de la région de la Boucle du Mouhoun, du Centre -Sud, de l'Est et du Nord, avaient pour objectifs de renforcer leurs capacités pratiques et de s'inspirer des acquis et des expériences du centre. 

Le Burkina Faso en partenariat avec la coopération autrichienne, finance le programme multi acteurs (PMA) d'appui à l'entrepreneuriat agro-sylvo-pastoral des jeunes et des femmes dans quatre régions du pays citées. Ce programme, mis en œuvre par la coopération et le cadre de concertation des ONG et des associations actives en éducation  de base au Burkina (CCEB-BF), a démarré ses activités en début 2017 et est toujours en cours jusqu'en fin 2019.

« Nous avons conduit des jeunes qui sont issus d'un centre moderne que nous avons capacité  depuis 2017 avec l'appui de la coopération autrichienne. Ce sont 600 jeunes repartis au niveau du Centre Sud,   de la Boucle du Mouhoun, du Nord et de la région de l'Est.  En 2018, nous les avons dotés de matériel individuel et ils ont commencé la production selon leur filière. En 2019, nous les  avons  organisé en coopérative au nombre d'environ 40 dont 10 sont officiellement reconnues. Ce sont les premiers responsables de ces coopératives qui sont là aujourd'hui  pour visiter le centre du Larlé Naaba Tigré  qui peut servir d'exemple pour les jeunes » a affirmé  Assane Dramane Sankara, coordonnateur des programmes du  CCEB-BF.

La mise en œuvre de cette visite guidée les 27 et 28 novembre 2019 dans les unités de production et de découverte du centre,  consistait à un partage d'expériences dans la conduite de leurs activités et par la même occasion, s'inspirer des acquis des expériences du centre en matière de production agricole, d'élevage , de production de l'environnement , d'entrepreneuriat dans les métiers agro- sylvo- pastoraux. Ces jeunes, accompagnés de la presse, le deuxième jour, ont visité  le site de production ovine et bovine, celui de la production aviculture et, des échanges avec les responsables des unités de production et le Larlé Naaba ont mis fin à la sortie.

La ferme renferme  près de 500 têtes en matière d’aviculture et environ  200 têtes de bœufs. Tout  ce que ces animaux consomment sont produits sur place. L'unité de transformation d'aliments pour volaille a coûté autour de 6 millions de FCFA. Ces aliments sont composés de maïs, de calcaire concentré, de son de blé, de soja, de zinc, etc.

Pour l'alimentation des bœufs, au moins trois  hectares ont été aménagés pour produire de l'herbe.  « Il y a au moins trois hectares de superficie composés de trois espèces d'herbe, l'antropoghon, le pennisetum et le pois d'angole que nous avons emblavés et tout cela c'est pour le fourrage animal. Nous récoltons après deux semaines, ensuite nous irriguons  et attendons encore deux semaines pour récolter. Le système utilisé, c'est celui d'aspersion encore appelé basse pression » a expliqué Olivier Compaoré, technicien d'agriculture. Ce sont au total 100 ouvriers permanents et non permanents qui travaillent pour le bon fonctionnement de la ferme.  

Le Larlé Naaba a remercié les encadreurs de ce centre de formation  qui lui ont  fait « l'honneur » d'une visite et leur a prodigué  quelques conseils : « Nous sommes dans une ferme intégrée où cohabitent l'élevage et l'agriculture, la pisciculture, l'apiculture et la sylviculture. J'ai eu à partager ma modeste expérience avec ces jeunes et leurs encadreurs.  Je leur ai dit de  toujours travailler dans ces deux secteurs, c'est à dire l'élevage et l'agriculture qui sont des secteurs de l'économie nationale. Les mines sont des activités temporaires. Cependant l'agriculture et l'élevage, si l'environnement est bien préservé, c'est pour toute la vie. Ce sont des secteurs aussi insaturés en termes de création d'emploi et de revenu. Il n y a pas de réussite sans difficultés mais cela ne doit pas être un frein à la détermination, à la rage de réussir. Je pense qu'ils sont satisfaits de l'échange qu'on a eu et je souhaite que Dieu les bénisse et fasse d'eux des éleveurs et producteurs céréaliers pour la croissance des récoltes et de l'élevage au Burkina Faso».

Son souhait, c'est  qu'à l'image de la technique « dix poules un coq »  dont  il a été  le créateur  en 2009, qui a été  implémentée  dans les 350 communes du Burkina  en 2012, que cette ferme moderne d'activités intégrées soit implémentée dans les 350 communes aussi bientôt.

Les bénéficiaires de cette visite, se sont dits « très satisfaits » de la découverte et des différentes techniques d'élevage qu'ils ignoraient. Ces jeunes sont repartis plein d'enthousiasme  et prêts à mettre en application ce qu'ils ont appris.  

 

 

 

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