Aujourd'hui,
URGENT
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 
Mali: trois Casques bleus ivoiriens tués quand leur véhicule a sauté sur une mine dans la région de Tombouctou (Officiel). 
Burkina: la NAFA félicite le président Kaboré pour la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et encourage Zéphirin Diabré. 
Burkina: le couvre-feu prolongé de 45 jours dans la région du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 
États-Unis: 20 000 soldats de la Garde nationale déployés à Washington pour l'investiture de Joe Biden (médias). 
États-Unis: Donald Trump devient le premier président sous l'objet d'une deuxième procédure de destitution dans l'histoire du pays.
Covid-19: 184 nouveaux cas et 3 décès à la date du 11 janvier 2021 au Burkina.  

CULTURE

Promoteur de la marque Sorobis-USA, Issa Sorogo est styliste et créateur de mode. Il a débuté sa carrière dans la mode en tant que mannequin et chorégraphe sous la Révolution. Premier mannequin révélé au Burkina, il est également le premier à avoir reçu un prix dans ce domaine au Fespaco 1987 des mains de feu Thomas Sankara. Présent à Ouagadougou dans le cadre du cinquantenaire de la biennale, il s’est confié à Fasozine.

Fasozine : 1987-2019, que de chemin parcouru ?

Issa Sorogo : Absolument, le chemin a été long et riche en expérience. Mannequin, chorégraphe de mode, styliste, je dirai que ça a été un beau voyage. Et le Fespaco reste une grande source d’énergie et d’inspiration pour moi.

Qu’est-ce que cela vous fait de voir autant de jeunes mannequins aujourd’hui ?

C’est vraiment un plaisir pour moi de savoir que la mode a pris son essor au Burkina. En ce sens que lorsque nous commencions, nous n’avions même pas de cachet. Je me souviens qu’en tant que premier mannequin du Burkina, le prix que j’avais reçu de Thomas Sankara au Fespaco 1987 avait une valeur de 3.000 FCFA et celui de mon styliste était de 2.000 FCFA. Aujourd’hui, les mannequins sont assez bien payés et ils voyagent à travers le monde.

Pensez-vous que le mannequinat peut nourrir son homme au Burkina ?

Le mannequinat peut nourrir son homme au Burkina mais j’ai toujours dis aux jeunes qu’il faut aimer ce que l’on fait. On ne vient pas au mannequinat parce qu’on a faim mais parce qu’on aime le métier. Il est vrai que ce n’était pas évident pour moi au début mais j’ai eu la chance d’être découvert par des Américains qui m’ont emmené aux Etats-Unis et je suis dans la mode jusque-là et ça marche bien pour moi.

Essayez-vous d’ouvrir une passerelle afin de donner une chance aux jeunes mannequins burkinabè ?

J’ai commencé à inviter des mannequins à l’extérieur. En été dernier, j’ai emmené un mannequin en Europe juste pour lui donner sa chance. J’essaie de tendre la main aux jeunes stylistes tels que Black et bien d’autres parce qu’ils sont nombreux à vouloir travailler avec moi parce qu’ils comprennent et adorent ce qu’ils font.

Des projets en vue au Burkina ?

Oui bien sûr et c’est pour cela que je suis là. Cela fait quatre semaines que je suis au Burkina. Nous avons défilé au Gondwana la semaine dernière et nous sommes là actuellement pour le défilé international du Fespaco. Il y a plein de choses que nous pouvons faire en Afrique. Il est vrai que je suis basé aux USA mais beaucoup de mes articles sont produits ici en Afrique juste pour encourager le made in Africa.

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